JM Klinkenberg, le linguiste émérite

JM Klinkenberg, le linguiste émérite

Jean-Marie Klinkenberg linguiste

Jean-Marie Klinkenberg, le linguiste

Le linguiste et professeur émérite de l’université de Liège Jean-Marie Klinkenberg a longtemps enseigné les sciences du langage, et spécialement les sciences de la rhétorique et les sciences de la sémiotique qu’il utilise alors comme voie d’approche.

Il est né à Verviers le 8 octobre 1944.

Le linguiste, la rhétorique, et le Groupe μ

Ses travaux recherche développés seul ou au sein du Groupe μ sont reconnus à l’échelle internationale. Ses activités se sont orienté dans deux directions, celle de la linguistique et de la sémiotique d’une part, celle des cultures francophones d’autre part. Jean-Marie Klinkenberg a animé dans l’université de Liège le plus ancien centre d’études… québécoises d’Europe. Il a été le fondateur du Centre d’études de la littérature belge. Au sein de l’équipe interdisciplinaire, plus connue sous le nom de Groupe µ, il a contribué durant les années 60 à la rénovation de la rhétorique en la cadrant dans un contexte socio-institutionnel. Il a été traduit dans une quinzaine de langues. Ce professeur a retravaillé l’historique des lettres belges pour les adapter aux autres cultures francophones, telles que la culture québécoise.

Le linguiste et le sémioticien de renommée

Ses préoccupations restent les domaines linguistiques ainsi que la politique de la langue et de la culture. Il a ainsi été membre actif de l’académie royale de Belgique et le président du Conseil de la langue française belge. Il a essentiellement veillé à la lisibilité des communications publiques et privées en tissant des liens avec les représentants des principaux pays francophones : la Belgique, la France, le Québec, et la Suisse. Jean-Marie Klinkenberg est président de l’Association internationale de sémiotique visuelle (International Association for Visual Semiotics).

La consultation linguistique

Jean-Marie Klinkenberg a également beaucoup voyagé. Il a enseigné sur tous les continents : En Asie à Tel-Aviv, En Amérique du Sud à Mexico, Urbino, São Paulo, Montréal. Titulaire à trois reprises d’une Chaire Francqui (1995-1996, 1999-2000, 2000-2001), il est également expert au CNRS, au FNRS/NFWO belge, à l’AUF et dans diverses institutions scientifiques canadiennes ou internationales. Ses talons rédactionnels ont fait de lui un membre du Conseil de rédaction de nombreuses revues scientifiques ou collections, et notamment directeur de la doyenne des revues de linguistique française, Le français moderne. Il collabore désormais aux éditions Larousse et met à disposition ses compétences linguistiques.

Bibliographie

— Rhétorique générale (1970) ;
— Style et Archaïsme (1973) ;
— Rhétorique de la poésie : lecture linéaire, lecture tabulaire (1977) ;
— Collages (1978) ;
— A Semiotic Landscape. Panorama sémiotique (1979) ;
— Rhétoriques, Sémiotiques (1979) ;
— La littérature française de Belgique (1980) ;
— Langages et collectivités : le cas du Québec (1981) ;
— Trajectoires : littérature et institutions au Québec et en Belgique francophone (1985) ;
— Charles De Coster (1985) ;
— Le Signe (adaptation) (1988) ;
— lettres croisées (1949-1976) (1988) ;
— Le sens rhétorique. Essais de sémantique littéraire (1990) ;
— Écrivain cherche lecteur. L’écrivain francophone et ses publics (1991) ;
— Traité du signe visuel. Pour une rhétorique de l’image (1992) ;
— Espace Nord. L’Anthologie (1994) ;
— Des Langues romanes (1994) ;
— Sept leçons de sémiotique et de rhétorique (1996) ;
— Une langue, une communauté. Le français en Belgique (1997) ;
— Salut Galarneau ! (1997) ;
— Tu parles !? Le français dans tous ses états (2000) ;
— Précis de sémiotique générale (2000) ;
— La langue et le citoyen. Pour une autre politique de la langue française (2001) ;
— Figuras, conocimiento, cultura. Ensayos retóricos (2003) ;
— Petites mythologies belges (2003) ;
— La littérature belge. Précis d’histoire sociale (2005) ;
— Figures de la figure. Sémiotique et rhétorique générale (2008) ;
— L’avenir du français (2008) ;
— Le Tournant des années 1970. Liège en effervescence (2010) ;
— Périphériques Nord. Fragments d’une histoire sociale de la littérature francophone en Belgique (2010) ;
— Voir faire. Faire voir (2010).

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Georges Remi, le créateur de Tintin

Georges Remi, le créateur de Tintin

Georges Remi scénariste

Georges Remi, le scénariste dessinateur

On ne présente plus Georges Remi, le célèbre scénariste et dessinateur de Tintin. À la différence de Peyo, c’était un surdoué, et à l’école c’était un bon élève.

Georges Remi, dit Hergé, est né le 22 mai 1907 à Etterbeek, à côté de Bruxelles. Son père Alexis (1882-1970) travaillait dans une maison de confection pour enfants. Sa mère Élisabeth, née Dufour (1882-1946) était femme au foyer.

L’enfance d’Hergé

De 1914 à 1918, Georges Remi a suivi des cours à l’école communale d’Ixelles. Il excellait dans le dessin et parsemait tous les bas de page de ses cahiers… il a ensuite brillé dans ses études secondaires à l’Institut Saint-Boniface.

Il avait toujours et encore plus la passion du dessin. Il a alors suivi des cours à l’école Saint-Luc, spécialisée dans les arts graphiques, mais il abandonna. Hergé acheta alors des livres pour se perfectionner après avoir abandonné les cours.

Profession scénariste dessinateur

D’abord dessinateur amateur d’une revue scoute, il signe à partir de 1924 ses planches du pseudonyme « Hergé » formé à partir des initiales « R » de son nom et « G » de son prénom. Quelques mois plus tard, il entre au quotidien Le Vingtième Siècle, dont il devient rapidement l’homme providentiel grâce aux Aventures de Tintin. Ainsi la date du 10 janvier 1929 a été marquée par la création de deux personnages qui feront le tour du monde, « Tintin et Milou » dans le « Petit Vingtième ». Deux ans plus tard il crée « Quick et Flupke, gamins de Bruxelles » (première parution le 23 janvier 1930), acteurs de courtes histoires complètes dans le « Petit Vingtième ».

Tintin

Durant les années 1930, Hergé diversifia son activité artistique avec les illustrations de journaux, de romans, de cartes et de publicités, tout en poursuivant la bande dessinée.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Hergé publia les aventures de Tintin dans le supplément jeunesse du quotidien Le Soir, alors contrôlé par l’occupant allemand. Cela lui valut quelques déboires et un impact négatif sur sa réputation. On l’accusa même de collaborateur. En 1946, Hergé devint cependant le directeur artistique du journal Tintin, dont le grand succès contribue à celui de la bande dessinée franco-belge et grâce auquel il imposa son style propre. Hergé dirigea alors un studio où travaillaient notamment deux personnages assez célèbres qui, outre leur contribution dans des aventures de Tintin, sont aussi connus comme de brillants créateurs de la bande dessinée franco-belge : Edgar P. Jacobs et Bob de Moor.

Hergé meurt d’une leucémie en 1983.

Il est considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains. Plus que 230 millions d’albums ont été vendus après leur traduction dans une centaine de langues. Sa veuve qui s’appelle Fanny Rodwell continue à gérer l’œuvre d’Hergé par l’intermédiaire de sa société Moulinsart, ainsi que par la Fondation Hergé.

Bibliographie

Les aventures de Tintin

— Tintin au pays des Soviets (1929) ;
— Tintin au Congo (1930) ;
— Tintin en Amérique (1931) ;
— Les Cigares du pharaon (1932) ;
— Le Lotus bleu (1934) ;
— L’Oreille cassée (1935) ;
— L’Île noire (1937) ;
— Le Sceptre d’Ottokar (1938) ;
— Le Crabe aux pinces d’or (1940) ;
— L’Étoile mystérieuse (1942) ;
— Le Secret de la Licorne (1943) ;
— Le Trésor de Rackam Le Rouge (1945) ;
— Les 7 boules de cristal (1948) ;
— Le Temple du Soleil (1949) ;
— L’Or noir (1950) ;
— Objectif Lune (1953) ;
— On a marché sur la Lune (1954) ;
— L’Affaire Tournesol (1956) ;
— Coke en Stock (1958) ;
— Tintin au Tibet (1960) ;
— Les Bijoux de la Castafiore (1963) ;
— Vol 714 pour Sydney (1968) ;
— Tintin et les Picaros (1976) ;
— Tintin et l’Alph-art (1986, ouvrage posthume inachevé).

Les exploits de Quick et Flupke

Quick et Flupke Gamins de Bruxelle (1930)
— Les Nouveaux exploits de Quick et Flupke, gamins de Bruxelles, 2e série (1932) ;
— Les Nouveaux exploits de Quick et Flupke, gamins de Bruxelles, 3e série (1934) ;
— Les Nouveaux exploits de Quick et Flupke, gamins de Bruxelles, 4e série (1937) ;
— Les Nouveaux exploits de Quick et Flupke, gamins de Bruxelles, 5e série (1940) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 1re série (1947) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 2e série (1949) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 3e série (1950) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 4e série (1951) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 5e série (1952) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 6e série (1954) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 7e série (1956) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 8e série (1958) ;
— Les Exploits de Quick et Flupke, 9e série (1960).

Les aventures du Stratonef H. 22

Le Stratonef H. 22, 1er épisode : Le Testament de M. Pump (1951)
Le Stratonef H. 22, 2e épisode : Destination New York (1951).

Le Rayon du mystère

— Le Rayon du mystère, 1er épisode : Le « Manitoba » ne répond plus (1952) ;
— Le Rayon du mystère, 2e épisode : L’Éruption du Karamako (1952)

Popol et Virginie au pays des Lapinos

Popol et Virginie au pays des Lapinos (1952).

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Peyo, le scénariste de bande dessinée

Peyo, le scénariste de bande dessinée

Pierre Culliford scénariste

Pierre Culliford, le scénariste dessinateur

Le Scénariste des Schtroumpfs, Pierre Culliford, signait ses planches du pseudonyme Peyo. Ce nom lui vient de l’un de ses cousins qui était incapable de prononcer correctement le prénom « Pierrot ».

Pierre Culliford est né le 25 juin 1928 dans une commune de la région de Bruxelles, Schaerbeek. Son père anglais était un agent de change qui prit la nationalité belge lorsqu’il rencontra sa mère wallonne.

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Pierre Procureur, la grammaire latine

Pierre Procureur, la grammaire latine

Pierre Procureur grammairien

Pierre Procureur, le grammairien

Pierre Procureur s’intéressait à la grammaire latine, et fut l’ancêtre-même du concept.

Mais qui était-il ? On l’imagine méticuleux pour ne pas dire crispant. C’est tout l’inverse . Il s’agissait surtout d’un humaniste dont le plaisir consistait à partager son immense savoir.

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